Participation transmedia et propagation

propagation

par Jean-Yves Le Moine, publié le 21.08.2009

On dit souvent que le succès sur le web vient du viral. Mais on ne maîtrise pas la diffusion du viral. Le transmédia doit au contraire se baser sur une diffusion maîtrisée des contenus.

Si le viral est un contenu fini, non modifiable, diffusé par mail ou par lien uniquement, le transmédia propose des contenus modifiables et diffusables grâce à des outils qui facilitent sa propagation.

Dans un programme transmédia, les contenus se propagent grâce à des outils technologiques et des techniques scénaristiques qui facilitent la participation et la collaboration prodiguant ainsi une expérience immersive au spectateur. Par expérience immersive, nous entendons une expérience intense qui dure plus que l’effet d’un buzz et donne envie au spectateur non seulement de partager mais de participer à l’élaboration des contenus. Le transmedia crée un métaverse, un univers mélangeant virtuel et réel, dans lequel baigne les spectateurs, un univers participatif.

Cette intelligence collective ainsi créée est soumise à des règles. La participation des spectateurs se traduit par différents rôles et niveaux d’engagement.

Nous avons décelé 4 catégories principales de participation des spectateurs :

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  • les actifs créateurs sont les plus actifs, c’est une minorité, ils participent activement à l’élaboration et à la modification, et à la propagation des programmes. Ce sont des fans hard core du métaverse
  • les créateurs de contexte sont ceux qui parlent des programmes, les commentent, les annotent, les diffusent à leurs proches, ils forment le cœur de la communauté des fans
  • les intéressés passifs suivent de loin le programme, ils le regardent souvent, mais plutôt en VOD qu’en « direct » lors des évènements que sont les diffusions TV
  • les désintéressés ne suivent pas comme leur nom l’indique le programme, pourtant une partie le connaît et suit discrètement sa renommée

Dans la phase de commercialisation et de marketing d’un programme transmédia, il est inutile de vouloir augmenter le nombre des actifs créateurs. Il est par contre primordial de leur donner de bons outils et des contenus appropriés pour qu’ils créent et relaient le programme au plus grand nombre.

Ce sont les autres cercles qu’il faut chercher à agrandir, les intéressés passifs doivent être amenés à devenir des créateurs de contexte, et les désintéressés à se tenir au courant du programme doivent devenir intéressés même passifs.

Ainsi la propagation dans son intensité et sa durée permettra au plus grand nombre de voir ou d’entendre parler à un moment ou un autre du programme.