Participer pour exister

participer

par Jean-Yves Le Moine, publié le 9.07.2009

Le monde bouge de plus en plus vite ! selon Ray Kurzweil, un futurologue américain : « Nous doublons tous les dix ans la vitesse à laquelle nous changeons de paradigme. Ce qui veut dire que l’ensemble du XXe siècle n’équivaut qu’à 20 ans de progrès à notre rythme actuel ! »

Le consommateur ne veut plus rester passif, il veut devenir un utilisateur actif. Descartes disait « je pense donc je suis ». Aujourd’hui l’internaute dit : « je suis donc je communique, je twitte, je facebook, je myspace, je partage ». Il faut lui donner les moyens, tous les moyens, d’inventer, de créer. Les histoires ne peuvent plus être imposées, elle doivent être offertes au plus grand nombre, pour que tous se les approprient, les modifient et les racontent à leurs amis.

La participation augmente, et même si elle est encore réservée à une minorité d’actifs les usages progressent. De plus en plus d’internautes génèrent du contexte. Ils parlent, chatent, commentent, un film, un livre, une vidéo postée sur le web. La création de ce contexte crée de la valeur, non seulement du point de vue du contenu lui-même, mais, aussi, pour tous les internautes. Elle doit être suscitée, favorisée au maximum par tous ceux qui veulent raconter des histoires au plus grand nombre.

La vidéo va très vite devenir comme le texte aujourd’hui, au centre de l’échange entre les individus. Les individus vont se raconter et raconter des histoires en vidéo. la vidéo va devenir conversation, comme le dit le sociologue Dominique Cardon de la photo (« La photo comme conversation »).

Les medias sont consommés en simultané notamment par les 13-25 ans. La génération des « digital natives » est fortement « multitasker ». Les jeunes ont une consommation des medias plus large que les adultes. Le peer to peer a été un accélérateur de la consommation des images, une incitation à partager un film ou une musique que l’on aime. Même Hollywood, investit de plus en plus sur d’autres medias que le cinéma (mobile, web, BD, jeux vidéo…)

La participation (plus passive) et la collaboration (plus active) sont devenus les deux pôles de l’appropriation par l’utilisateur des services et des usages. À plusieurs on a moins peur et on devient plus intelligent. L’internaute en fait tous les jours l’expérience. L’intelligence collective est aujourd’hui à l’œuvre sur Internet.

Cette culture participative transforme le contenu en un contenu social, elle permet l’appropriation et la reconnaissance de chacun dans une communauté de plus en plus communicante

Ce post est une nouvelle version d’un texte écrit sur le blog du vide poche