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Detective Avenue, 1 an après : bilan du « premier cluedo transmedia » nos expérimentations

Detective Avenue, 1 an après : bilan du « premier cluedo transmedia »

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Avril 2011, Orange et Murmures Productions lancent Detective Avenue, une expérience transmedia d’un nouveau genre, entre série policière interactive  et jeu d’enquête. Un an plus tard le lauréat de la bourse Orange de la Création et son partenaire reviennent sur ce qui fut une expérimentation riche d’enseignements.

Tout a commencé en 2008 lorsque Alain Degove, producteur chez Murmures Productions, imagine un polar numérique inspiré d’Hitchkock et de Fenêtre sur Cour. S’ensuit la formation d’une équipe composée d’un directeur de collection (Marc Eisenchteter) et de deux auteurs (Aurélie Belko et Sabine Cipolla) pour développer l’écriture de ce nouveau projet nommé Detective Avenue. Laurent Guérin a quant à lui rejoint Mumures Productions fin 2009 pour prendre en charge l’ensemble des aspects digitaux et transmedia.

Réalisateur, game designers, chef de projet, graphiste, cette pluralité d’expertises aura contribué à l’aboutissement du projet, par la suite présenté à l’édition 2010 des Ateliers Orange de la création. Detective Avenue a d’abord séduit le comité de la sélection Jeux (l’atelier Orange « transmedia » était multi-thématiques : fiction, musique, jeux,…) puis le comité de direction des ateliers Orange. Parmi les 120 dossiers présentés, Murmures Productions a remporté cette première édition dédiée aux nouveaux formats de création transmedia.

« Il s’agit d’une vraie histoire avec de vrais auteurs, inspirée d’un référent dans le monde du jeu – « le cluedo » – qui a su adapter un format connu, celui de « la web série » et maîtriser l’interaction grâce aux e-mails et sms échangés avec les joueurs. Le Transmedia Producer chargé de faire le lien entre scenario, technologies et communautés/interactions ainsi que l’approche marketing bien pensée qui venait porter le storytelling digital, sont autant d’innovations qui ont contribué à séduire le jury » commente Morgan Bouchet directeur du Transmedia lab et membre du jury.

Suite à sa victoire, cette fiction d’un nouveau genre, a bénéficié d’un soutien financier de la part d’Orange, d’une promotion, d’une diffusion sur ses réseaux ainsi que d’un accompagnement tout au long de la réalisation du projet.

Selon Laurent Guérin « Orange a ce côté rassurant d’une entreprise qui mène à bien un projet une fois qu’elle l’a décidé. C’est une vraie force. Et les différents talents et ressources du groupe sont mis au service du projet. Nous avons bénéficié du savoir-faire et des expertises des personnes qui nous ont accompagnés. Nous avons aussi beaucoup apprécié la grande liberté qui nous a été laissée. »

 

  • Un « cluedo » transmedia entre série policière interactive et jeu d’enquête

Suzelle Berthier a été retrouvé morte dans son appartement. La police a conclu a un accident domestique mais cette version ne convainc pas Gaële, la soeur de la victime. Elle emménage dans l’appartement de Suzelle et commence à enquêter sur le voisinage. Chacun finira par révéler son secret et un mobile potentiel pour l’assassinat de Suzelle. Voici en quelques lignes l’intrigue de l’expérience Detective Avenue.

http://www.dailymotion.com/video/xhosym

L’internaute spectateur se trouve rapidement dans une double position : celle du voyeur et celle du détective. Il épie les faits et gestes de Gaëll

e qui progresse dans son enquête à travers des épisodes vidéo, et contribue à se faire sa propre opinion en trouvant des indices (jeux « point and click »), en accédant à des contenus supplémentaires (SMS, messages audio) ou en échangeant des informations avec la communauté de joueurs. Pour Morgan Bouchet « le format websérie a été un atout, il a permis de s’adresser à un public nonjoueur qui finalement s’est laissé séduire par le la participation collaborative proposée aux enquêteurs, qui dépassait le strict cadre de la gamification. »


  • Une expérience qui confirme l’intérêt du public

Les équipes d’Orange et de Murmures Productions sont parvenue à générer de « l’addiction » en créant un rendez-vous quotidien chez les joueurs. Chaque jour, les nouveaux épisodes vidéo étaient mis en ligne à minuit et près de 10% du trafic généré  était réalisé dans les trois heures suivantes. Une heure tardive qui n’a pas pour autant freiné les joueurs les plus accrocs, impatients de découvrir la suite de l’aventure.

Ce côté addictif du programme a fait bondir les statistiques. « Nous avons atteint 10 millions de pages vues. La durée moyenne d’une visite était proche de 15 minutes, avec plus de 25 pages vues par visite » détaillent Morgan Bouchet et Laurent Guerin

Preuve de l’engouement des joueurs, les équipes d’Orange et de Murmures Productions sont parvenues à mettre en place un modèle freemium (peu répandu pour ce type de contenu). En effet, la plupart des enquêteurs ont joué gratuitement à Detective Avenue mais un nombre significatif est allé plus loin en accédant à des bonus, en s’abonnant à des services SMS ou en écoutant des messages audio. Ces services ont trouvé le succès et les joueurs premium ont dépensé en moyenne 2 euros sur le programme.

L’intégration de Facebook fut également l’une des réussites marquantes du projet. « Suzelle » a réuni à elle seule plus de 3000 amis sur son profil Facebook. « Nous avions aussi fait le choix de regrouper l’ensemble des discussions (forums) sur une page Facebook dédiée » ajoute Laurent Guérin. Cette page a cristallisé la communauté en devenant le point central d’interactions entre les joueurs.

En effet, tout au long de l’enquête, une communauté s’est construite autour du programme. Les joueurs sont allés au-delà du feedback, en s’adressant des messages, des appels téléphoniques, des invitations à des chats, des invitations à un groupe de fans sur Facebook et même, des cadeaux.  Une journée de rencontre a été organisée entre joueurs de la France entière à la fin du jeu.

Amusé, Laurent Guérin ajoute qu’il a même été contacté sur son portable personnel par un pirate qui avait « hacké » les comptes Facebook des personnages de Detective Avenue. « Sur le coup, je me suis senti comme l’arroseur arrosé. Mais c’était plutôt amusant. »

L’ensemble des contributeurs de ce projet s’accordent toutefois à dire que quelques petits éléments restent à améliorer sur la fin du scénario par exemple. Ils regrettent également le manque d’appétence d’autres marques « Sponsors » et autres relais d’audiences. Mais la tâche n’était pas simple puisqu’un programme comme Detective Avenue se doit de bénéficier d’une exposition plurimedia, ce qui demande de fédérer plusieurs types de partenaires ou sponsors, pas forcément conscients du potentiel d’un projet novateur. « Il fallait essuyer les plâtres et jouer notre rôle de précurseur» confie Morgan Bouchet.

Laurent Guérin enthousiaste d’ajouter « J’ai une autre satisfaction qui concerne la fabrication du programme. Nous avons fait travailler ensemble des personnes qui ont encore assez peu l’habitude de se retrouver autour d’un même projet. Des talents issus du jeu, du web, de la télévision, du cinéma, de la fiction, de la photo, … et tous ont adoré cette aventure ! »

Laurent Guérin conclut en affirmant que « ce n’est que le début pour ce genre d’aventures. Detective Avenue a été conçu pour de nouvelles intrigues. Nous avons le savoir-faire qui pourra certainement servir à des programmes comme «Alt-Minds » pour combler le besoin des spectateurs soucieux de vivre un savant mélange de fiction, de réel, de jeu et de réseaux sociaux»

 

  •  Detectvie Avenue : L’étude de cas en vidéo


Nous vous invitons à découvrir l’étude de cas du projet Détective Avenue. Un aperçu en 1’30 de l’expérience et du succès rencontré (chiffres et articles de presse).

http://www.dailymotion.com/video/xqpcmp
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