Le transmedia « décodé »
par Nicolas Bry, publié le 7.07.2009
En repartant de la thèse (eh oui, il y a des thèses sur la transmédia !) de G A. Long, « Transmedia Storytelling, May 2007 », on peut s’essayer à une définition d’un contenu transmédia selon les caractéristiques suivantes :
- une histoire dont les chapitres sont diffusés sur différents médias (TV, Cinéma, Web, Mobile, …)
- chaque chapitre est conçu spécifiquement pour le media qui le diffuse (d’où la prise en compte de la participation quand on écrit le contenu pour le web)
- des points d’entrée multiples dans l’histoire sont proposés au spectateur
- chaque chapitre apporte un complément au précédent : ce n’est pas une répétition narrative de l’histoire d’origine mais une extension
- il est « canonique », c’est-à-dire qu’il se lit indépendamment de l’histoire d’origine
=> le tout pour créer une expérience unifiée entre médias qui donne le sentiment d’entrer dans un univers !
On voit alors la distinction entre transmédia et transfiction : dans la transfiction, les histoires sont diffusées sur différents médias mais chaque texte, chaque site web n’est pas autonome, l’histoire est dépendante de chacune des pièces du puzzle, on ne peut la comprendre qu’en ayant suivi tous les chapitres. Ainsi des émissions de télévision où l’on ne peut participer qu’en ayant répondu à un quizz sur le web ou sur mobile.
De même, le transmédia diffère de l’adaptation qui correspond au passage d’une histoire d’un média à un autre : ainsi l’adaptation du roman de Tolkien au cinéma par Peter Jackson.
Bref, la définition du transmédia induit certes une exigence, mais ce n’est que pour libérer des possibilités de création d’autant plus vastes !



