Quelques réflexions sur les jeunes et les contenus transmedia
par Marc Guidoni , publié le 21.10.2009
Il me semble intéressant de se pencher sur une étude publiée début juillet par Morgan Stanley. Merci à la journaliste du Monde Cécile Ducourtieux d’avoir attiré notre attention sur cette étude dans ses papiers du 4/8 dernier : « Traitant de la consommation des médias par les adolescents, elle a été en grande partie rédigée par un garçon de 15 ans à partir de ses propres habitudes et de celles de ses copains. L’étude a fait le tour du monde et la banque a reçu un déluge de courriels d’investisseurs, ravis d’en savoir plus sur une population qui n’a pas souvent la parole, mais constitue l’avant-garde de la révolution technologique. »
Elle est téléchargeable ici
Une telle photographie, même si elle ne ressort pas d’un échantillon statistique conventionnel mais de la perception d’un seul adolescent de 15 ans est particulièrement enrichissante pour se projeter dans l’avenir de la consommation des contenus et notamment transmedia.
Les enseignements à méditer me semblent être les suivants :
• Sur leur attitude de ‘participateur convergent’ et plus de simple spectateur monomédia ?
Teenagers are consuming more media, but in entirely different ways
? They are happy to chase content and music across platforms and devices ?
They visit the cinema quite often, regardless of what is on. This is because going to the cinema is not usually about the film, but the experience – and getting together with friends. ? Events (cinema, concerts etc.) remain popular and one of the few beneficiaries of payment. ?
Most teenagers will watch a particular TV show at a certain time for a number of weeks, as long as it lasts, but then they may watch no television for weeks after the program has ended.
? Texting is still key and use of new data service Wi-Fi is more popular than 3G.
• Sur la publicité (et donc les sources de financements des contenus)
? They resent intrusive advertising on billboards, TV and the Internet.
? They see adverts on websites (pop ups, banner ads) as extremely annoying and pointless,
? They enjoy and support viral marketing, as often it creates humorous and interesting content.
? They like campaigns that generate interest and cause people to stop and think about the advert
Ces nouveaux codes comportementaux et de consommation étant si marqués, on peut légitimement se demander si cela n’appellerait pas un rajeunissement massif des auteurs dans l’ensemble de l’industrie des contenus.
Avis aux scénaristes, producteurs, et annonceurs…




