Contenu social et transmedia

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par Jean-Yves Le Moine, publié le 28.07.2009

Au moyen-âge, l’homme pensait que la terre était plate. La perspective marque le début de la renaissance, le début de la modernité : l’homme sait que la terre est ronde et il a adopté un point de vue. Il regarde le monde. Plus tard l’homme est allé sur la Lune, il a vu la terre depuis le ciel, il a découvert qu’il n’y avait pas le monde et l’homme, mais un monde global auquel appartient l’homme.

Longtemps après la révolution industrielle et le taylorisme, les technologies se sont mises à créer les usages ; Apple et Nokia les premiers ont mis l’homme au centre de la technologie. Les expériences de type « user centric », les living labs se sont multipliés. La technologie a alors évolué. Les entreprises se sont mises à vendre de plus en plus de services. Google a alors pensé non pas à vendre des services, mais à proposer gratuitement de nouveaux types de services qui permettent de créer de la valeur ajoutée sur lequel l’entreprise se rémunère. L’économie 2.0 était créée.

Nous avons assisté ces tous derniers mois à un nouveau changement de paradigme, ce ne sont plus les technologies qui créent les usages, mais les usages qui appellent les évolutions technologiques, qui les personnifient. Twitter en est la preuve vivante. L’homme est toujours au centre, mais il est devenu acteur. Il interagit avec d’autres sur son environnement.

L’usage des contenus s’inscrit dans cette logique ; l’homme est non seulement au centre du contenu, mais il veut pouvoir interagir avec l’histoire. La consommation audiovisuelle ne se réduit pas au visionnage de contenus, elle se compose d’un ensemble d’autres activités autour des contenus audiovisuels

•           visionner

•           s’informer/découvrir

•           acquérir

•           discuter

•           échanger/redistribuer

•           stocker/ranger

•           transférer

Le contenu est devenu social, même si les usages individuels perdurent, même si on regarde toujours autant ou presque sa télévision, on fait de plus en plus autre chose en même temps, ou après, ou avant la diffusion ! Les jeunes sont devenus de plus en plus multitaskers, ils échangent du contenu, en parlent de plus en plus. Cette fragmentation nous atteint de plein fouet.

Le transmédia est en phase avec ces usages : au travers des points d’entrée multiples,  il donne accès à un univers-contenu fragmenté dans lequel nous pouvons nous promener seul ou en groupe. Il peut devenir à l’instar du cinéma ce qui ressemble le plus à la vie…