Ma vie une série transmedia ?
par Jean-Yves Le Moine, publié le 19.08.2009
Nos vies sont de plus en plus fragmentées. Un petit-déjeuner, vite avalé, avec sa compagne et/ou ses enfants, accompagner les enfants à l’école, et la journée de boulot débute en général par du transport. Occasion s’il se pratique en commun, de visionnage ou d‘écoute de musique et/ou de programmes plus ou moins court sur son mobile ou son iPod.
Au boulot entre les réunions internes, les rendez-vous, les mille choses à gérer, les mails professionnels, ceux d’amis qui nous incitent à voir telle ou telle vidéo virale, les coups de fils à son mari ou à sa femme, la fragmentation se multiplie. Et c’est le retour chez soi, la course pour coucher les enfants, enfin, un peu de temps à soi et l’occasion de se faire un cinéma. Oh non pas ressortir, plutôt de la VOD sur sa télé ou un film sur son PC.

Mais le soir cela prend du temps de se poser ! On préfère zapper, télé, ordi, mobile. En fait zapper n’est plus le bon mot, il faudrait dire butiner. Nous sommes devenus des abeilles qui travaillons à la pollinisation du monde. Ce nouvel usage est aujourd’hui notre quotidien, les histoires, ces histoires que nous avons redécouvertes avec les séries américaines, doivent rencontrer ces usages. Nous savons naturellement dans nos vies « recoller » les morceaux de cette délinéarisation.
Le transmédia fait écho à cette fragmentation, c’est une manière de raconter des histoires qui ressemble plus encore à nos vies. Le transmédia permet que nous enrichissions les histoires pour qu’elles deviennent part de nos vies. Au cœur de ces histoires racontées sur différents medias, nous participons d’autant plus que le processus du transmédia ressemble à nos vies. L’identification peut alors fonctionner.



