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sommaire
  1. Hollywood et transmedia : un mariage d’argent
  2. Le cinéma interactif : le retour à la salle comme sanctuaire
  3. La salle de cinéma à l’épreuve du transmedia : l’exemple de Trafics
  4. La politique d’ARTE Cinéma en matière d’innovation créative
  5. De la théorie à la pratique
  6. Projets à venir

 

6La communauté remplace la cible

 

Pour Michel Reilhac, on assiste aujourd’hui à un changement de point de vue sur le public : dans le transmedia en effet, il ne s’agit pas tant de considérer le public comme une cible ou une masse indifférenciée de X spectateurs, mais dorénavant comme une communauté de participants unis par des affinités de goûts. Ce changement de paradigme se base donc sur la construction de communautés autour d’œuvres, d’auteurs ou de labels identifiés – communautés ainsi plus pérennes que chaque film en soi.

Deux exemples très récents viennent étayer ces propos : celui du film de science-fiction dystopique Iron Sky, présenté en février à la Berlinale, basé sur un concept loufoque et mais efficace : et si les Nazis s’était réfugiés sur la face cachée de la lune après leur débâcle de 45 ?

Si cette histoire digne d’une série Z a déjà fait le tour du web, c’est parce qu’elle a battu le record de crowdfunding pour une œuvre de cinéma : plus de 800 000 € ont en effet été récoltés grâce au soutien des internautes via un système de rewarding participatif très élaboré réuni sur la plateforme contributive Wreckamovie créée à cette occasion par l’équipe du film.. La récolte de cette somme a été rendue possible grâce au premier film réalisé par la même équipe : Star Wreck, parodie de Star Trek devenue culte.

Le crowdfunding semble décidément très en vogue pour financer des projets hors des circuits traditionnels, comme en témoigne tout récemment le documentaire transmedia Moneyocracy sur Kickstarter ou encore les projets étudiants de Transmedia Immersive University sur touscoprod, tout en rassemblant et fidélisant une communauté sur le long terme.

Ainsi, Faire l’amour, le prochain film du réalisateur Djinn Carrénard après le percutant Donoma, est actuellement coproduit par ARTE Cinéma en se basant sur la même communauté, construite patiemment autour de l’aventure du premier film « à 150 euros » et de son guérilla tour.

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