Compte rendu Atelier : Enjeux et difficultés d’un projet Transmédia
par Sophie Davidas , publié le 7.09.2009
Contexte
Aujourd’hui le comportement du spectateur est devenu “versatile” (dans le sens anglais du terme). En fonction de son désir, de son intérêt et de son temps, son degré d’immersion dans l’histoire change.
Les éléments d’un projet transmedia
L’écriture transmédia consiste à créer un univers à plusieurs points d’entrée dans lequel le spectateur s’immerge et peut interagir. Ces différents points d’entrée peuvent mixer réalité et fiction et jouent avec la complémentarité des différents supports/médias tels que les sites internet, les blogs, le mobile, les mini-jeux, les séries TV, les ARG (Altered Reality Game). L’objectif est de faire participer le spectateur, de l’immerger dans l’univers créé dans lequel il tombe pour in fine en devenir un des acteurs (concept du Rabbit Hole).
Enjeux et difficultés
Les difficultés d’un projet transmedia sont alors de maitriser le processus de production, les coûts de production et la conception narrative.
Les difficultés rencontrées dans l’écriture d’un projet transmedia sont :
- la définition de l’univers de départ.
- Les limites ou pas que l’on donne aux possibilités d’interactions des spectateurs
- La définition de règles du jeu, d’un mode d’emploi gérant la participation des spectateurs (comment tomber dans le rabbit hall ?).
- La conception d’un univers à plusieurs dimensions qui remplace la bible des projets de séries classiques.
- La prise en compte de trois types d’acteurs dans l’univers :
-
- les personnages
- les internautes qui interagissent
- la communauté qui échange
-
Quelques exemples réussis de projets transmédia :
- Lesh Kowaski “camera war”
- Gaza Sderot
- The Twenty show
- The Blair Witch project
- Batman & Lost avec la création d’ARG entre chaque saison
- The Truth about Marika (sweden)
- les frères Washoski
Conclusion
- Toujours se poser la question de l’enjeu pour le spectateur. Connaissance ? Emotion ? Suspens ? Jeu ?
Sophie Davidas




Au niveau des difficultés je rajouterais : faire connaitre son projet. Ce qui n’est pas toujours facile, sauf si l’on a prévu un budget communication conséquent.
Bonjour,
Je suis surpris de ne rien voir sur l’univers Starwars dans vos exemples. Pourtant il me semble que c’est une réalisation transmédia d’importance.
Je rajouterai ces items:
?les personnages
?les internautes qui interagissent
?la communauté qui échange
l’entité-numérique et d’autres éléments que j’ai pu découvrir depuis 2003.
oui, bien entendu, les personnages, les gens qui cliquent et de la communauté… donc le modèle du jeux avec du 2.0 et du digital pour faire plaisir aux agences…
En revanche, là où vous me faite plaisir:
« Toujours se poser la question de l’enjeu pour le spectateur. Connaissance ? Émotion ? Suspens ? Jeu ? »
C’est bien cela:
l’émotion, l’émotion est encore l’émotion… mais dans une nouvelle air fonctionnelle et un territoire numérique ou le mot interactif est trop simple…
trop analytique
Au plaisir de vous lire… ça fait du bien de ne plus être isolé dans la vision…