storytelling
Adieu Camarades ! série documentaire accompagnée d’un voyage interactif au cœur de l’ancien bloc soviétique, a été conçue pour plonger les européens dans la vie quotidienne de trente personnages d’époque, à travers des cartes postales envoyées entre 1975 et 1991. Nous vous proposons de découvrir en détails ce croisement de destins, fait de combats, de ruptures et de retrouvailles, racontés à partir d’archives personnelles et officielles.
Vingt ans après la fin de l’URSS, la co-production européenne Adieu Camarades ! ressuscite un monde perdu et explore la face cachée du bloc de l’Est à travers des extraits de films soviétiques, des chansons dissidentes et autres archives privées. Les Européens auront l’occasion de (re)découvrir cette période historique de manière « classique » avec un documentaire et de manière plus ludique à travers un web-documentaire interactif.
Le documentaire diffusé les mardis 24, 31 janvier et 7 février 2012 sur ARTE raconte cette histoire telle qu’Andrei Nekrasov, son réalisateur, l’a vécu et étudié.
Le Webdoc disponible en 5 langues a été conçu par Lena Thiele réalisé par Pierre-Olivier François et édité par l’agence web Moccu. Son contenu n’est pas linéaire contrairement au documentaire, il est ludique et offre différentes entrées possibles, puis vous laisse le choix de passer 2 minutes pour survoler la production ou au contraire vous perdre dans les 30 portraits, les heures d’archives et 200 pages de texte commentés par des historiens. De l’amour à l’alcool en passant par l’espionnage, en tout, ce sont 22 thèmes qui sont abordés dans cette série interactive dont l’interaction et l’ergonomie permettent de relier directement l’internaute à son domaine de prédilection, chose impossible à la Télévision.
Dans ce documentaire interactif, les cartes postales occupent un rôle central. Ce choix a tout de suite semblé logique pour le réalisateur, car il s’agissait sous l’URSS d’un des rares moyens de communiquer de manière relativement libre et accessible. Ces cartes accessibles sur le site Farewell Comrades ont été récupérées auprès d’anonymes qui les avaient gardé précieusement. Le fort caractère sentimental et mémoriel autour de ces cartes suffit à justifier leurs usages dans le web doc. Selon Pierre Olivier François « C’est aussi un moyen de montrer les distances immenses de ce second monde, qui allait de Berlin-est à Vladisvostok. De plus chacun de ces documents est porteur d’histoire(s). »
Cette production cross-média a nécessité plus de trois ans de travail, afin de tourner des séquences dans douze pays de l’ex-bloc de l’Est, de réaliser des témoignages d’acteurs célèbres ou d’anonymes, de récupérer des archives exceptionnelles…
Outre la série télévisée et le web doc, Adieu Camarades ! fait l’objet d’un livre et d’un DVD.
Produit par la société française Artline Films (audio-visuel) et l’allemande Gebrueder Beetz (graphisme/interface), le projet a été soutenu par Programme MEDIA de l’Union Européenne et du CNC. ARTE endosse de son côté le rôle de co-producteur et de diffuseur, tout comme la chaîne allemande ZDF, la tchèque Ceska Televize, la société norvégienne PIRAYA en association avec le Norwegian Film Institute et enfin la Radio télévision suisse (RTS). Il est important de noter le rôle jouer par le SCEREN-CNDP (EducationNationale) et la BDIC, sans qui le contenu d’« Adieu Camarades! » n’aurait été aussi conséquent.
Pour conclure, Benjamin Landsberger d’Artline Films nous a révélé que sa société travaillait actuellement autour de nouveaux projets de web documentaires. Parmi ceux-ci, une web série sur le Liban, qui devrait voir le jour très prochainement en partenariat avec France Télévisions. De Paris à Beyrouth, elle détaillera les moments fort de la Guerre du Liban à travers une communauté de portraits. Dans le même registre, un web doc sur la guerre en Irak viendra agrandir la famille des documentaires interactifs en valorisant le Destins d’Irakiens.
Nous vous proposons, en guise de résumé de cette expérience, de conclure par une citation de Benjamin, qui déclarait très justement
la web série se prête avec justesse à ce type de projets à base d’archives, qu’il n’a jamais été possible de partager sur petit écran, tant elles sont nombreuses. Elle permet également de raconter un évènement majeur de manière compréhensible tout en sautant les barrières de la langue


