La nouvelle vague transmedia
Nous avons la conviction que d’ici 5 ans, la production audiovisuelle sera men majorité conçue plurimedia : une série TV, un film, un documentaire trouvera un écho sur Internet ou sur le Mobile. Préparez-vous, la vague transmedia va déferler sur tous vos écrans !
Le transmedia est à la conjonction de deux phénomènes :
une évolution des usages : les spectateurs combinent les écrans pour consommer du contenu. Aujourd’hui plus d’1 millions d’utilisateurs Orange visionnent de la vidéo sur mobile chaque mois. On voit apparaître des comportements de « multitasking » avec une activation simultanée des écrans; les nouvelles technologies rencontrent des routines pratiquées depuis les débuts de la télévision : Grace à Twitter on commente des émissions comme la Nouvelle Star ou Koh-Lanta en prolongeant le traditionnel commentaire en famille ou devant la machine à café !
la diversification des réseaux de diffusion : elle représente une opportunité majeure pour les créateurs d’enrichir leur univers narratif et de mettre en scène des formats inédits, immersifs et interactifs, aux croisements du jeu, de la fiction et de la réalité; cette diversification s’accompagne d’une démocratisation des moyens de production : une caméra HD qui permet de tourner un film projetable en salle ne coûte plus que 10 000 €.
La nouvelle vague transmedia n’est pas près de s’arrêter car elle répond à un besoin des diffuseurs de ramener les jeunes vers la télévision, il faut aller chercher cette audience là où elle est. Le transmedia, dans son essence, est un levier fort pour pour faire circuler le jeune public d’un media à l’autre.
Cette vague est nouvelle parce qu’elle fait émerger des métiers innovants : en langage transmedia, on parle de « story architect », d’experience designer » et de « community manager » ! Elle induit une nouvelle manière de travailler, en équipes pluridisciplinaires, dans une transversalité qui brise les silos entre entités anciennes et nouveaux media. Cela induit un rapport de cocréation entre auteurs, producteurs et diffuseurs.
Orange a créé il y a plusieurs mois le Transmedia Lab, qui a donné naissance à un blog participatif sur le storytelling transmedia (www.transmedialab.org) et à une offre d’accompagnement tout au long de la chronologie d’un projet : formations professionnelles en ateliers, coaching de projets, outils permettant d’accéder aux réseaux Orange pour optimiser la diffusion de programmes transmedia. Orange a désormais une longueur d’avance dans l’élaboration et la mise en oeuvre d’un dispositif nativement transmedia.
La plateforme du Transmedia Lab est un espace d’échange qui s’inscrit dans une démarche ouverte à tous, elle fédère un réseau de compétences. Elle laisse place à la créativité et à l’émergence d’une nouvelle forme d’écriture servant à naviguer sur les différents écrans d’un consommateur. Dans cette optique de renforcer ses liens avec les producteurs français, le Groupe a aussi lancé les ateliers Orange de la création pour des projets innovants multi-écrans ainsi que la part numérique de la Fondation Beaumarchais, avec la SACD.
Nous sommes réunis pour relever le défi du transmedia, en faire une chance pour l’imagination et permettre à chacun de contempler le monde numérique comme un vaste terrain de jeu pour créer, inventer, en fracassant les vieilles frontières !
Xavier Couture
« Fracassons les vieilles frontières ! »
Transmedia l’avait rêvé, vous l’avez fait. En quelques semaines ce qui était à l’origine une belle intention, une envie, une conviction qu’il fallait ouvrir les fenêtres en grand, est devenu une réalité. Dans quelques jours nous allons nous retrouver pour accompagner jusqu’à 5 de ces 11 projets. Mais tous auront marqué cette première édition du Transmédia. Tous constituent le mythe fondateur d’une nouvelle ère pour l’imagination et la création. « Inventer, c’est penser à côté » a dit Albert Einstein. Bravo à tous, c’est un bonheur de vous retrouver jeudi, l’espoir de voir grandir ces nouvelles formes pour servir ces nouvelles technologies est à la mesure de l’enjeu. Multiplier les occasions de voir et d’entendre, augmenter la taille et le débit des tuyaux n’est pas une fin en soi, c’est parfois même un danger. Nous sommes réunis pour relever ce défi, en faire une chance pour l’imagination et permettre à chacun de contempler le monde numérique comme un vaste terrain de jeu pour créer, inventer en fracassant les vieilles frontières. 11 projets en finale
Xavier Couture
Battre Moore !
Ainsi furent jetées les bases de la nouvelle réflexion sur la création. Comment se reposer la question de la narration, du lien subtil qui relie deux imaginaires: celui de l’auteur et celui de son lecteur, spectateur, téléspectateur.
Ce premier Barcamp Transmedia Lab a tenu toutes ses promesses. C’est une vague d’enthousiasme qui se lève. Mais derrière ce moment de partage innovant il y a cet enjeu majeur: faire coïncider la structure d’un programme avec son mode de diffusion. Depuis toujours s’est posé la question de l’adéquation du signifié et du signifiant, du message et du média. C’est avec le théâtre qu’est apparue la première manifestation d’un message créatif collectif. On sortait du registre primitif du conteur pour s’engager sur la voie de la recréation imaginaire d’un monde.
Chaque époque a dû s’adapter aux nouvelles formes de transmission. Les dernières en date sont le cinéma puis la télévision. L’accélération consécutive à l’apparition du numérique est un défi sans précédent posé au monde de la création. Transmédia Lab a cette vocation et le foisonnement dont on a pu mesurer qu’il n’allait pas s’arrêter à ce premier rendez-vous est le signe que l’énergie des imaginations créatives s’est mise à l’heure de la loi de Moore. Tenez vous prêts les technologues, les créatifs sont de retour. Ils ont compris tout le parti qu’ils peuvent et doivent tirer de leur capacité à utiliser tous les écrans. Le spectateur devenant co narrateur, le narrateur devenant acteur, tous ces métissages vont révolutionner toutes les écritures.
C’est parti, c’était un Barcamp, plein d’énergie, c’était aussi une première historique. Le défi des réseaux et des écrans avait été lancé, il est relevé. Créatifs, à vos neurones, nous allons battre ce bon vieux Moore.
Xavier Couture
EDITO !
Les usages du public et des consommateurs changent. Passant naturellement d’un média à un autre, ils suivent leurs univers de contenus favoris sur tous les écrans : cinéma, TV (linéaire ou catch up), mobile, web, jeu vidéo,…
Sur certains médias, ces spectateurs pénétrés de culture 2.0 développent également un mode de participation actif, s’appropriant les histoires, naviguant d’un écran à l’autre, démultipliant l’audience et devenant de plus en plus acteurs de leurs propres histoires..
Orange souhaite accompagner cette évolution et donner une impulsion pour l’élaboration de programmes nativement transmédia répondant à ces attentes. C’est en quelque sorte le véritable « mariage du contenu et du réseau » !
La première initiative consiste en la création de ce blog, baptisé Transmedialab. Ouvert à tous les professionnels, ce blog permettra d’initier et de consolider les réflexions, d’annoncer les évènements, d’être un carrefour entre les différentes initiatives.
Xavier Couture
Manifesto
Au Transmedia Lab, nous ne faisons pas qu’imaginer, nous créons des contenus transmédias ! Dans la prestigieuse lignée du Media Lab qui conçoit « des technologies pour un monde meilleur », nous nous attachons sur un périmètre plus modeste à concevoir des contenus pour un public « numérique ».
Jamais nous n’aurons eu à notre disposition et consommé autant de contenus, et notamment d’images. Les écrans sont partout et multiples : chaque foyer a 4,4 écrans à sa disposition en moyenne ! Ces écrans se complètent en fonction de notre contexte d’usage : direct en famille, vidéo à la demande, télévision de rattrapage, « user generated content », contenu plus court en mobilité etc … Notre expérience émotionnelle vécue dans ces différents environnements change, s’enrichit, se diversifie.
Pourtant les contenus ne semblent pas encore avoir pris la pleine mesure des usages multi écrans, restant souvent conçus nativement pour un média principal. Or la mutation du public s’accélère sous l’influence des jeunes générations. Il a été récemment mis en évidence qu’un adolescent a la capacité de faire 5 choses en même temps sur des écrans différents ! Si 15% des accès vidéos se font autrement que par l’écran de télévision, ce pourcentage est deux fois plus important chez les jeunes !
Aujourd’hui, les possibilités sont réelles pour enrichir les contenus dans une logique de narration transmédia. Au travers d’histoires complémentaires se déroulant sur plusieurs médias, avec un angle de vue adapté à chaque média, le consommateur découvre un univers aux ramifications multiples ; il peut lui-même vivre cette histoire via Internet, incarnant la culture participative : il devient « spect’acteur ».
Concevoir une histoire transmédia, c’est repenser l’écriture : développer les épisodes en fonction des écrans, proposer des histoires inachevées, mettre à disposition des internautes une « matière » dramaturgique. Il s’agit aussi de mobiliser l’intelligence collective, de faire émerger une communauté autour du contenu : développer les renvois d’audience entre les médias, favoriser la viralité avec l’annotation et le « taggage » de vidéos, offrir des jeux massivement multi joueurs (alternate reality game).
La volonté d’Orange Vallée au travers de ce blog est de fédérer les énergies autour des contenus transmédia. Nous voulons être une tribune ouverte pour réfléchir aux nouveaux modes de travail, un lieu d’exploration et d’audace pour réunir des acteurs issus d’univers différents. Notre finalité est de créer ensemble de la valeur pour les consommateurs : en accompagnant leurs usages, en créant des communautés qu’ils feront vivre, en rapprochant les créateurs des spectateurs.
Manifesto ! par Nicolas Bry, Marc Guidoni, Jean-Yves Le Moine




