Place au « Transmedia Planning » ?? (crossmedia + brand content ?)

Par Morgan Bouchet • 8 fév, 2010 • Catégorie: Marketing & Economie

transmedia planningJe savais mes amis des agences intéressés par cette culture narrative que propose le Transmedia de Henry Jenkins, mais pas jusqu’au point d’imaginer un planner Transmedia (beau métier :-))

Mais au fait parlons-nous bien du « Transmedia » ? ou d’un amalgame à l’image du brand  et branded content ?
En tous cas ca va dans le bon sens !

Très bon éclaircissement ici


Brand(ed) Content et financement de projets Transmedia

Par Olivier Godest • 13 jan, 2010 • Catégorie: Marketing & Economie

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Le Transmedia est un format innovant qui nous transporte vers de nombreux horizons à explorer : nouveaux formats, nouvelles façons de raconter des histoires, nouvelles façon de consommer les médias, nouvelles relations entre les acteurs de l’audiovisuel…

Le financement de ces projets multi-écrans est aussi un sujet d’avenir important, qui trouvera peut-être, tout ou partie de sa solution dans le Brand ou le Branded Content. Quelle est la différence entre Brand et Branded Content ? Pour reprendre les définitions de Daniel Bô  dans son livre « Brand Content »

-       Le Brand Content est « un contenu éditorial crée ou largement influencé par une marque. La marque est éditeur, finance, et fabrique le contenu à partir de son propre fonds »

-       Le Branded Content est un « contenu éditorial parrainé ou soutenu par une marque. Le contenu peut exister sans la marque »

Longtemps l’association d’un projet audiovisuel avec une marque a pu susciter des interrogations, ou des inquiétudes, notamment concernant la perte de liberté des auteurs dans leurs processus de création. Mais finalement, ne serait-il pas pertinent pour les créateurs de contenus transmedia, pour les marques, pour les agences de communication, et pour l’ensemble des acteurs du secteur de travailler ensemble ? Chacun a à y gagner, circulation des audiences et multiplicité des leviers marketing pour l’annonceur, nouvelles sources d’opérations media et hors-média pour les agences,  financement de la création pour les auteurs et les producteurs, programmes plus économiques pour les diffuseurs, émerveillement de l’expérience transmedia les spectateurs. (Lire la suite…)

Le business model du transmedia

Par Nicolas Bry • 21 déc, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie, Production et évènements

businessLe business model du transmedia se dessine en France en 2009.

Pourquoi en France ? Parce qu’aux Etats-Unis,  la conviction est devenue réalité :

  • les exemples cités dans nos posts, Matrix, Heroes, Dark Knight, Lost sont des productions américaines
  • HBO la chaînes payante aux contenus recherchés, dispose déjà d’une entité transmedia travaillant en amont sur le développement des histoires
  • les productions d’Hollywood remontent dans le poste amont de la production le budget cross media qui était auparavant affecté au marketing nous dit Jeff Gomez
  • le MIT crée un centre de la narration du futur doté de 25 m$ (Center for Future Storytelling)
  • Avatar la nouvelle production de James Cameron dont l’enjeu est majeur car représentant une étape décisive pour le film en 3D, s’inscrit dans un univers transmedia dont l’opus jeu vidéo conçu par Ubisoft, aussi impliqué dans les effets spéciaux du film,  est sorti quelques semaines avant le film
  • et le transmedia atteint à présent la TV réalité avec If I can dream : « 19 Entertainment propose une émission diffusée sur Internet dont les candidats seront choisis sur Myspace, il s’agira de cinq artistes en herbes désireux de percer à Hollywood, les internautes pourront interagir en temps réel à l’aide de Myspace, Twitter, Facebook, mais aussi par SMS et par l’intermédiaire de blogs; la plate-forme vidéo Hulu diffusera une émission hebdomadaire récapitulant les évènements de la semaine. »

Il faut dire que la TV réalité se prête particulièrement bien à la participation et touche une cible familière du multi-écrans. Transmedia et TV réalité, le prochain modèle gagnant ? (Lire la suite…)

Transmedia, le buzz word de 2010 ?

Par Nicolas Bry • 1 nov, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

C’est le titre d’un post de Sven Larsen sur le blog Frombogotawithlove.com, un blog de réflexion à découvrir sur l’innovation numérique : il a été créé par Zemoga une société avant-gardiste dans la création de nouvelles expériences interactives immersives.

Après avoir rappelé la définition du transmedia au travers de celle donnée par Henri Jenkins (« storytelling across multiple forms of media with each element making distinctive contributions to a viewer/user/player’s understanding of the story world »), Sven exprime sa conviction : si le transmédia a commencé par le monde du divertissement (entertainement), il touchera dans les prochaines années tous les aspects du marketing et de la publicité.

Car les multiples plates-formes de communication entrainent une démultiplication des messages pour toucher les gens là où ils sont (« soyez présents là où sont les gens, soyez transmedia !» écrivions nous récemment). Et si la communication de marque est la narration d’une histoire (storytelling), alors c’est une question de bon sens que d’utiliser les techniques les plus récentes comme la narration transmedia (transmedia storytelling).

Dans la démarche transmedia, Sven nous rappelle l’importance de la « bible » transmedia chère à Jeff Gomez dont nous avons précédemment évoqué le travail de pionnier dans le transmedia (transmedia future of the business) : il s’agit d’une bible qui rassemble les différents actifs de l’univers et ses lois,  et permet à des  créateurs de développer des ramifications sur de nouveaux médias sans détériorer l’identité de l’histoire. Sven Larsen compare cette bible au travail qui est fait sur l’identité et le territoire d’une marque (brand guidelines), la définition de sa légitimité. (Lire la suite…)

Pourquoi le cube me fait tourner en rond (HBO Le Cube)

Par Nicolas Bry • 15 oct, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie, Storytelling Transmédia

cube

Evidemment, si je tourne en rond, c’est de plaisir ! Remercions HBO pour la créativité de ses équipes.

HBO Le Cube, ce n’est pas du transmédia, c’est cependant une forme de narration qu’il est intéressant de regarder de plus près : les histoires transmédia pourraient s’approprier avec bonheur certains de ses concepts.

Voici en quelques lignes pourquoi j’aime HBO le Cube :

- pour la richesse des points de vue : le procédé rappelle Queneau (Exercices de style où l’auteur se contraint à écrire 99 fois la même histoire) ou le Quatuor d’Alexandrie (évoqué par Marc dans les commentaires de son post sur Time Code); une même histoire racontée par des personnes différentes devient plusieurs histoires; c’est aussi le résultat lorsqu’on demande un portrait robot à 3 personnes : on obtient trois visages différents ! Avec Le Cube, il s’agit uniquement d’angles de vue différents, la caméra n’est pas subjective … encore que : elle n’est pas sans intention. C’est un concept tout à fait réutilisable pour changer de points de vue entre l’histoire sur le média TV, celle sur le média Web ou sur le média Mobile.

- pour la possibilité de parcours différents : en s’éloignant du cube, on découvre une ramification étendue de parcours possibles; au sein de chaque parcours un ordre logique est proposé, pour le reste, chacun choisit son point d’entrée dans l’histoire. C’est particulièrement réussi ici et adapté au contexte d’usage, on se souvient des différents parcours remarquablement mis en scène de Gaza Sderot

- parce que l’image est le principal véhicule de l’histoire : au sein d’un player immense, avec une quasi absence de dialogues, c’est une histoire « muette » qui se déroule sous nos yeux, seules les images parlent, dans un langage universel

- parce que bien sûr, c’est « quand je veux », avec des formats courts, que je peux cumuler « comme je veux »; en ce moment c’est chaque soir un nouveau rendez-vous avec le Cube ! (Lire la suite…)

Pour la fiction française, du transmédia en urgence ?

Par Nicolas Bry • 25 sep, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

Le récent festival de fiction de La Rochelle permet à Bertille OSSEY-WOISARD (AFP) de dresser un constat clair et alarmant : « la moitié du public de la fiction française est âgé de plus de 60 ans et seulement 15% de moins de 35 ans ! » (source NPA). Il y a urgence à « réconcilier le public de moins de 40 ans avec la fiction française. »

Ce n’est pas une fatalité liée au genre fictionnel, car « à l’inverse, la fiction américaine attire beaucoup plus de jeunes (32%) ».festivallarochelle

Les chaînes françaises se mobilisent pour trouver des solutions, : élargissement des genres (fantastique, thriller, aventure), recours au format « séries », séries autres que les classiques polars, raccourcissement à 26′, « voire à quelques minutes pour le web, pour s’adapter aux nouveaux styles de vie, selon les chaînes. » « Mais pour les 15-24 ans, la comédie reste le genre le plus attractif, selon NPA. La diffusion de séries sur internet (web-séries) s’avère essentielle pour attirer certains publics qui ne regardent plus la télévision, estiment Arte et Canal+. »

Le focus n’est mis que sur le web,  en oubliant le mobile, les ARG, le jeu vidéo, la participation et la communauté, … pour toucher les moins de 35 ans, mais c’est déjà un premier pas vers le transmédia.

Avec 69 dossiers déposés à l’appel d’air transmédia,  les auteurs & producteurs sont clairement forces de proposition et ont déjà des choses à dire. Le transmédia leur permet une créativité renforcée, en combinant différents médias, les technologies et les usages propres à chaque média. Il  s’impose aussi au travers d’un constat tout simple : si l’on veut toucher les jeunes générations, il faut être présent sur les médias qu’elles utilisent.

Si les créateurs l’ont compris, si les diffuseurs le perçoivent, il ne reste plus qu’à entraîner les annonceurs et leurs marques : pour être vu, entendu, consommé, soyez présents là où sont les gens, soyez transmédia !

Ramenez les jeunes à la fiction de Bertille Ossey-Woisard

Financer les programmes transmedias, et les autres… la situation demain matin

Par Marc Guidoni & Nicolas Bry • 15 sep, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

Volume 1 : la situation aujourd’hui

Volume 2 : la situation demain matin…

Développer et produire des contenus transmedia, ça coûte…

dollarDe la même manière que quand dans le cinéma on est passé du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, du son stéréo au son 5.1, ou aujourd’hui de l’image traditionnelle au relief, les coûts de fabrication des films augmentent… Ainsi, quand un producteur souhaite développer puis mettre en fabrication un univers nativement transmedia, il devra engager plus de dépenses de R&D que pour un programme classiquement ‘mono-média’ et sans composante participative. (Lire la suite…)

Financer les programmes transmedias, et les autres… la situation aujourd’hui

Par Marc Guidoni • 11 sep, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

Volume 1 : la situation aujourd’hui…

On l’a vu, l’arrivée du transmedia dans le domaine des contenus est avant tout un moyen d’inventer des univers narratifs innovants, susceptibles de mieux coller aux attentes des jeunes publics. Mais c’est aussi l’opportunité de collecter et mutualiser de nouvelles sources de financements pour l’industrie des programmes.

dollarOn constate en effet depuis la fin des années 90 les difficultés croissantes rencontrées par les producteurs pour amorcer, monter et boucler des levées de fonds afin de financer des projets, que ceux-ci soient destinés au cinéma ou à la télévision. Ceci touche tous les pays, y compris ceux comme la France, où le cadre réglementaire et les obligations d’investissements des chaînes sont pourtant réputés favorables aux industries de l’image.

D’une manière générale, l’essentiel des financements des films provient de grands groupes de communication et de médias ayant leur coeur de métier soit dans la télévision (TF1, C+, ARTE, HBO,…), soit dans le cinéma (Warner, Fox, Gaumont, Pathé, MK2…). Par ailleurs, des réseaux de distribution et de vente internationale bien structurés contribuent – avec les éditeurs DVD – au préfinancement des films par l’apport de minima garantis. (Lire la suite…)

Audience transmédia et marques

Par Jean Yves Le Moine & Nicolas Bry • 28 aoû, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

Une histoire transmedia est une histoire avec plusieurs points d’entrée : je peux suivre un buzz sur le web, qui va me renvoyer sur la série que je vais suivre à la TV, je vais en savoir plus sur mes personnages préférés sur le mobile, je peux jouer avec la communauté à un ARG (Alternate Reality Game), et tout revoir en volonté en VOD sur mon ordi ou ma TV. Ces histoires se prolongent si le contenu peut être modifié sur le web. Cette circulation et ce développement d’audience est une opportunité pour les marques !

Les histoires sur les différents média peuvent être en « mode marketing » au bénéfice du média principal, par exemple le cinéma dans le cas de Dark Knight ou la série TV dans le cas de Lost. Mais le plus grand intérêt est sûrement de permettre la circulation des audiences d’un média vers l’autre en travaillant de manière pertinente le passage du linéaire au délinéaire (VOD). Les usagers veulent Film Home aujourd’hui consommer leurs images où ils veulent et quand ils veulent. Dans la création transmedia, la notion de mise en scène dans le temps et dans l’espace est donc primordiale, chaque contenu sur chaque média étant à la fois accessible séparément et à n’importe quel moment, et renvoyant vers l’autre.

Les annonceurs peuvent être, classiquement, associés aux différents medias comme cela se pratique aujourd’hui pour la TV, le mobile et le web. Mais on peut réfléchir à une manière de les inclure plus étroitement dans un projet transmédia sous une forme de sponsoring à réinventer, si le contenu du programme coïncide avec le territoire de la marque, sa cible et ses valeurs. Pour la marque, le bénéfice est immense : il s’agit non seulement d’une exposition intense de la marque sur différents médias (selon l’exemple de Home présent simultanément en TV, Cinéma, affichage et web) mais d’une longévité plus forte de l’exposition, de par l’enrichissement continu des internautes. (Lire la suite…)

Passage de cycle long à cycle court, « Plus belle la vie » au microscope transmédia

Par Amaury Boulanger • 20 aoû, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

plusbellelavieJ’ai assisté à une conférence passionnante réalisée par Laurence CORROY, maître de conférences en SIC à l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle, en Juin à la Cantine :  voici quelques clés pour comprendre le succès de la série « Plus belle la vie ». Plus belle la vie, une série qui a été lancée fin 2004 sur FR3, est un record d’audience avec 6 millions de téléspectateurs chaque soir, de longévité et de médiatisation . 1/4 des revenus annuels pub de FR3 proviennent de la série (avant la suppression de la pub) . La série cartonne auprès des jeunes de 25 ans et les séniors paradoxalement, les 12/18 ans sont le cœur de cible et pourtant le produit initialement n’avait pas été pensé pour les jeunes !!! (Lire la suite…)

Le joli nom d’Ubisoft pour le transmédia ? “Confluence”

Par Nicolas Bry • 5 aoû, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

ubisoftIl n’y a pas que les Lyonnais qui ont leur Confluence, cet endroit en mouvement où se rejoignent le Rhône et la Saône : Ubisoft parle aussi de Confluence. Écoutez ces interviews, réalisés par BFM, de début et fin Juin 2009 de Geoffroy Sardin,directeur général d’Ubisoft : (Lire la suite…)

Purefold, « Blade Runner transmédia », une première mondiale

Par Jean-Yves Le Moine • 24 jui, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie, Storytelling Transmédia

bits_bladerunner.1Ridley Scott le réalisateur entre autres d’Alien, Blade Runner, Thelma et Louise, Gladiateur, Hannibal, American Gangster, etc.., vient d’annoncer qu’il prépare une série de films courts pour le web et la télévision autour de l’univers de Blade Runner, le film tiré du roman de Philip K. Dick : « Les androïdes rêvent ils de moutons électriques ? ». bits.blogs.nytimes.com

Ce projet nommé Purefold est développé par Ridley Scott, son frère , Tony et son fils Luke en association avec la société anglaise AG8 dirigée par un des créateurs d’une des premières séries à succès anglaise sur le web « where are the Joneses ? ». AG8 est un studio dont le but est de développer plateforme et contenus collaboratifs du futur.

Leur projet commun se nomme Purefold.  Le thème central n’en est rien moins que la signification de l’être humain. Le projet autour de l’univers de Blade Runner sera centré sur l’empathie.

Purefold sera ouvert à tous, aux internautes et aux créateurs de tous bords bien sûr, mais aussi aux marques et aux annonceurs. Car il s’agit également avec ce projet de réfléchir aux formes de partenariat et de placement de produits de demain.

Mais la plus grande originalité de Purefold est une vraie révolution en matière de droits d’auteur. Elle réside dans l’engagement, d’un grand nom d’Hollywood dans une forme de culture libre. Les films réalisés dans le cadre de ce projet, seront proposés avec une licence de droits d’auteurs de type Creative common licence 3 : sous réserve de mentionner le nom du projet Purefold, tout internaute pourra , dans un cadre non commercial, partager ces images et même les modifier à sa guise .

C’est la première fois qu’une expérience de ce genre, parfaitement en phase avec la culture participative, la free culture (ce qui ne veut pas forcément dire gratuit) sera lancée à cette échelle et avec la participation d’une star comme Ridley Scott.

Nul doute qu’elle saura rencontrer les nouveaux usages et que l’expérience menée avec les annonceurs en terme de business modèle sera riche d’enseignement. En tout cas, c’est un projet que, même s’il n’est pas complètement transmedia, nous suivrons avec attention sur transmedialab.org.

« Le transmédia est le futur du business »

Par Nicolas Bry • 24 jui, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

TheTransmediaSphere_1Ce n’est pas moi qui l’écrit, c’est Peter Caranicas dans un article daté du 26 Juin dans le très célèbre Variety !. www.variety.com

Peter Caranicas explique pourquoi, « avec l’émergence des franchises, Hollywood est à la recherche de nouveaux outils pour étendre les territoires du film et de la télévision vers des plates-formes multiples. L’écriture transmédia permet cette expansion cohérente sur différentes plates-formes, en repartant du concept de la bible, bien connu de l’audiovisuel, qui fournit les informations essentielles pour la construction des personnages et de l’intrigue. » Georges Lucas est cité comme un des précurseurs du transmédia avec « Star wars ».

Jesse Alexander, le producteur co-eécitif de « Lost » et « Heroes », qui a grandi avec « Star wars », indique comment « ce procédé lui a permis de bâtir une base de fans, qui restent connectés à l’histoire en dehors des heures du « prime time », pendant et même avant la diffusion de la série, contribuant à bâtir la renommée de la franchise dès le lancement. »

Jeff Gomez co-fondateur de Starlight Runner, une société spécialisée dans l’approche transmédia, note que « son implication est passée d’aval en amont : les producteurs incluent les coûts du transmédia dans le budget de production, plutôt que de les laisser au marketing comme une sorte de coût d’après-vente. Nous travaillons à présent avec des écrivains, des producteurs, et des réalisateurs pour concevoir le transmédia dès le départ. Nous allons au-delà de la bible traditionnelle, en créant des méga-bibles et mythologies, qui permettent de donner vie aux personnages sur d’autres plates-formes sans trahir le média original ».

Cette attention à « conserver le caractère authentique pour ne pas décevoir les fans » est soulignée par Danny Bilson, qui crée des jeux vidéos simultanément portés au cinéma et sur Internet en s’appuyant sur la vision originale. Pour Jeff Gomez, « les franchises de Terminator et de Batman auraient été de plus grands succès si l’esprit d’origine avait été mieux respecté. La répartition des droits entre différents médias n’a pas contribué à maintenir une vision unifiée. »

En conclusion, Jesse Alexander revient sur « la recherche de revenus qui est l’objectif de toutes ces initiatives. Nous sommes tous challengés pour trouver de nouvelles sources de revenus et l’approche narrative cross plates-formes est une fantastique opportunité pour ceux qui savent l’utiliser avec talent ».

Une conclusion fort pragmatique, pour un article dont nous avons aussi apprécié qu’il insiste sur l’inclusion du transmédia dès la phase de l’écriture et sur le souci d’authenticité pour construire un univers réussi pour les consommateurs.

Ceux-ci semblent cependant quelque peu oubliés dans leur rôle de « participateurs » : en contribuant à véhiculer l’information sur l’histoire sur tous supports, à la commenter, à l’enrichir, ils sont au cœur de l’accroissement d’audience et de sa circulation entre les écrans.

P.S John Tranoff a vite réagi à l’article de Variety dans son blog du 30 juin: « Le point clé du transmédia, c’est l’interactivité ! ». narrativenow.org

Et de citer l’exemple de la série Purefold, inspirée de « Blade Runner », bits.blogs.nytimes.com dont le contenu sera créé Ridley e.t Tony Scott en coopération avec les Internautes sous une license « Creative Commons license » . A lire aussi les commentaires suivant l’article.

Gageons que le débat sur le « vrai » transmédia n’est pas terminé et réjouissons-nous tant qu’il profite au consommateur en faisant émerger de nouvelles formes de création de contenus !

Le Transmédia vu de belgique, interview donnée à Cluster Twist

Par Nicolas Georges • 24 jui, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie

img,fr,foc,100,049-logoTwistPlus personne ne peut le nier : le mode de consommation de l’audiovisuel n’a cessé d’évoluer. En passant dernièrement de 2 à 5 écrans, les consommateurs changent leurs habitudes et ont de nouvelles exigences. Avec l’objectif de « donner une impulsion pour l’élaboration de programmes nativement transmédia répondant à ces attentes », Orange a lancé depuis quelques semaines un blog en ligne : le Transmedia Lab. Nous avons rencontré Nicolas Bry, directeur chez Orange Valley (filiale d’Orange) afin de mieux comprendre leur démarche.

Quelle est la différence entre le crossmedia et le transmedia ?

Nicolas Bry : Nous parlons de transmédia quand  il s’agit d’une histoire qui se raconte sur différents médias (Internet, TV, mobile, Cinéma, …). Chaque chapitre de l’histoire est conçu spécifiquement pour le média et enrichit l’histoire. Les points d’entrée dans l’histoire sont multiples et l’histoire est participative : notamment sur Internet, les spectateurs peuvent commenter, partager, suggérer ou fabriquer des suites à l’histoire. Le dispositif transmedia est l’ensemble des chapitres qui composent l’histoire, leur chronologie et les outils 2.0 qui vont l’accompagner (plus d’informations ici). Le crossmedia est plus la déclinaison d’un même contenu sur différents supports.

Quels sont les principaux axes de développement du transmedia ?

N.B. : Tous les médias sont concernés, la créativité réside aussi dans la rencontre des créateurs issus d’univers différents, par exemple les créateurs du jeu et ceux du cinéma. Economiquement, l’exposition de l’histoire sur différents médias peut correspondre pour l’annonceur associé à l’histoire à une possibilité de mise en avant de sa marque plus subtile, intense et pérenne. L’enjeu pour les marques est majeur. Enfin, il y a l’axe développement autour du rapprochement des créateurs avec la communauté de fans qui pourront interagir avec l’histoire, la modifier, la propager, …

Le transmedia est une pratique américaine à la base, quels sont les contenus français qui ont adopté le crossmedia ?

N.B. : C’est une pratique émergente aux USA (Matrix, Dark Knight, Lost,…) et très très émergente en France : Arte a initié une série participative qui est transmédia, Ubisoft crée des jeux vidéos et emporte l’univers en bande dessinée (plus d’informations ici), etc …

Le transmedia est-il une vraie pratique créative en soi ou plutôt l’aboutissement d’une démarche de marketing ?

N.B. : L’un n’exclut pas l’autre, la démarche créative vise à créer plusieurs histoires, en travaillant selon la spécificité de chaque média : on peut créer une première histoire sur le web sous forme de jeu participatif, puis avoir une série hebdo à la TV et quotidienne sur le mobile (sur le mobile on trouvera par exemple des compléments à la série TV sur le passé des personnages) puis avoir une prolongation sur le web en faisant des appels à suite ou à suggestions pour la saison 2. On voit que la créativité est décuplée et en même temps l’audience est maintenue et multipliée via les circulations ou renvois entre les médias, c’est ce qu’on appelle un bon marketing !

Peut-on aujourd’hui se passer de transmedia quand on produit une œuvre média classique (série ou film) ?

N.B. : J’aimerais dire que d’ici un ou deux ans, on demande quasi systématiquement à propos d’une nouvelle fiction : « quel est son dispositif transmédia ? » article disponible en ligne : http://www.twist-cluster.com/

Le MIT crée un centre pour la narration du futur

Par Nicolas Bry • 20 jui, 2009 • Catégorie: Marketing & Economie
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source : transmediabroadcasting

Bien sûr quand nous avions baptisé notre atelier d’écriture Transmedia Lab, c’était en hommage au Media Lab du MIT et à Henri Jenkins, inventeur du concept transmédia et ancien co-directeur du Comparative Media Studies program. Un peu comme si le Media Lab avait pris un trans-Atlantique pour planter notre jeune pousse !

Pour autant je n’imaginais pas que nous soyons autant dans leur lignée avant d’avoir lu l’article du Monde « L’histoire vouée à la casse ? » du 12 décembre 2008 que m’a transmis hier un éminent collègue dans le domaine télévisuel, lorsque j’évoquais notre initiative Transmédia Lab   basé sur un article du New York Times du 17 novembre 2008.

En substance, l’article de Christian Salmon indique la création d’un centre pour la narration du futur au sein du MIT. Ce centre, baptisé Center for Future Storytelling, vise à inventer un nouveau modèle d’écriture, prenant en compte. »l’explosion de la communication numérique, l’apparition de médias interactifs (téléphones, iPhones, micro-ordinateurs), la multiplication d’univers immersifs nouveaux (jeux vidéo, Second Life, « reality shows »…) et l’apparition de nouveaux formats de narration (hypertextes, multimédias) ». « Les histoires doivent être plus attractives, plus ouvertes, interactives et adaptées aux nouveaux réseaux sociaux ».

Un axe de recherche serait, grâce aux technologies du MIT, «  de passer d’un film achevé, enfermé dans un livre ou un film, à des formes ouvertes de narration dans lesquelles des acteurs virtuels et des projecteurs « morphables » peuvent changer en temps réel l’apparence physique d’une scène. .. »

« L’audience se détournerait de plus en plus des longs tunnels narratifs de la production hollywoodienne pour se consacrer à d’autres formes et supports de lectures et d’écritures, comme les écrans et les téléphones portables. . La capacité d’Hollywood à raconter une histoire serait progressivement grignotée par l’expansion des messages et des microrécits dans la médiasphère. ». On ne saurait mieux faire écho à notre approche du transmédia qui part des usages multi écrans pour revisiter l’écriture des histoires.

Pour le MIT et Hollywood, il est donc temps de réconcilier les usages et les histoires et le centre pour la narration du futur va s’y employer … dès 2010. En effet, le centre n’ouvrira ses portes à Plymouth qu’en 2010, mais avec une belle dotation de 25 millions de $ de David Kirkpatrick, président de Plymouth Rock Studios et ancien président de Paramount : de quoi patienter …

Le Transmedia Lab est ouvert depuis le 7 Juillet 2009 ! Nous n’avons pas les 25 m$, mais nous avons l’énergie de nos convictions et l’espoir que notre esprit d’ouverture fera fonctionner une forte intelligence collective dans les projets de l’atelier !