Le MIT crée un centre pour la narration du futur
Par Nicolas Bry • 20 jui, 2009 • Catégorie: Marketing & EconomieBien sûr quand nous avions baptisé notre atelier d’écriture Transmedia Lab, c’était en hommage au Media Lab du MIT et à Henri Jenkins, inventeur du concept transmédia et ancien co-directeur du Comparative Media Studies program. Un peu comme si le Media Lab avait pris un trans-Atlantique pour planter notre jeune pousse !
Pour autant je n’imaginais pas que nous soyons autant dans leur lignée avant d’avoir lu l’article du Monde « L’histoire vouée à la casse ? » du 12 décembre 2008 que m’a transmis hier un éminent collègue dans le domaine télévisuel, lorsque j’évoquais notre initiative Transmédia Lab basé sur un article du New York Times du 17 novembre 2008.
En substance, l’article de Christian Salmon indique la création d’un centre pour la narration du futur au sein du MIT. Ce centre, baptisé Center for Future Storytelling, vise à inventer un nouveau modèle d’écriture, prenant en compte. »l’explosion de la communication numérique, l’apparition de médias interactifs (téléphones, iPhones, micro-ordinateurs), la multiplication d’univers immersifs nouveaux (jeux vidéo, Second Life, « reality shows »…) et l’apparition de nouveaux formats de narration (hypertextes, multimédias) ». « Les histoires doivent être plus attractives, plus ouvertes, interactives et adaptées aux nouveaux réseaux sociaux ».
Un axe de recherche serait, grâce aux technologies du MIT, « de passer d’un film achevé, enfermé dans un livre ou un film, à des formes ouvertes de narration dans lesquelles des acteurs virtuels et des projecteurs « morphables » peuvent changer en temps réel l’apparence physique d’une scène. .. »
« L’audience se détournerait de plus en plus des longs tunnels narratifs de la production hollywoodienne pour se consacrer à d’autres formes et supports de lectures et d’écritures, comme les écrans et les téléphones portables. . La capacité d’Hollywood à raconter une histoire serait progressivement grignotée par l’expansion des messages et des microrécits dans la médiasphère. ». On ne saurait mieux faire écho à notre approche du transmédia qui part des usages multi écrans pour revisiter l’écriture des histoires.
Pour le MIT et Hollywood, il est donc temps de réconcilier les usages et les histoires et le centre pour la narration du futur va s’y employer … dès 2010. En effet, le centre n’ouvrira ses portes à Plymouth qu’en 2010, mais avec une belle dotation de 25 millions de $ de David Kirkpatrick, président de Plymouth Rock Studios et ancien président de Paramount : de quoi patienter …
Le Transmedia Lab est ouvert depuis le 7 Juillet 2009 ! Nous n’avons pas les 25 m$, mais nous avons l’énergie de nos convictions et l’espoir que notre esprit d’ouverture fera fonctionner une forte intelligence collective dans les projets de l’atelier !






Hey, Nicholas – thanks for the kind words about both Henry Jenkins’ work and the Center for Future Storytelling!
One thing should probably be clarified, though – Henry wasn’t a researcher of the Media Lab, he was the co-director of the Comparative Media Studies program here at MIT (http://cms.mit.edu). I say ‘was’ because he’s recently relocated to USC, where he’ll be teaching a class on transmedia this fall. I was lucky enough to do my Master’s research with him while he was still here at MIT, which led to my thesis on negative capability and other unique aesthetics of transmedia narratives, « Transmedia Storytelling: Business, Aesthetics and Production at the Jim Henson Company ». You can download it http://cms.mit.edu/research/theses/GeoffreyLong2007.pdf – if you’ll pardon the shameless plug!
Good luck with the new transmedia lab – it looks fantastic!
Thanks Geofffrey for reading us, and also for the the clarification: we’ve updated Henry Jenkins position consistently! I’ve read your accurate thessis, and quoted in another short article « Transmedia decoded » –> http://www.transmedialab.org/2009/07/07/transmedia-decode/